Définitions

Afin de bien comprendre le thème du genre et des transidentités, il est important de comprendre quelques notions clés :

Notions de « sexe » et de « genre »

Le sexe est défini par des caractéristiques physiologiques et biologiques. Ce sexe biologique est en fait divisé en 3 catégories de sexe. Il y a le sexe chromosomique qui résulte des chromosomes de l’individu, le sexe anatomique, qui comprend les caractères sexuels primaires (appareil reproducteur) et secondaires (qui se développent à la puberté) et enfin le sexe hormonal, qui découle des hormones sexuelles présentes chez l’individu. Même si ces trois catégories coïncident souvent, il arrive que ce ne soit pas le cas. Les personnes intersexes sont des personnes dont les caractéristiques chromosomiques, anatomiques ou hormonales ne relèvent pas strictement d’un seul sexe.

drapeau intersexe
Drapeau intersexe

Quant au genre, il fait référence aux rôles sociaux, statuts, comportements, attributs, droits et identités qui sont attribués à un sexe. Là encore, il existe diverses nuances : il y a le genre social et l’identité de genre. Le genre social est constitué des conventions assignées à un sexe, tandis que l’identité de genre est la conviction personnelle et intime d’appartenir à un genre social (sans forcément vouloir correspondre aux stéréotypes). Le genre est donc à différencier du sexe biologique.

Il y a cependant un lien entre sexe et genre : en effet, dans nos sociétés actuelles, composées majoritairement de personnes cisgenres (voir définition plus bas), le genre est assigné à la naissance en fonction du sexe biologique de l’enfant. Cette assignation n’a pas de sens car le sexe d’une personne ne traduit pas forcément son genre ; pourtant, cela se fait encore.

La différence entre « cis » et « trans »

Les personnes cisgenres sont celles qui se sentent correspondre au genre assigné à la naissance en fonction du sexe, à l’inverse des transgenres.

Les transidentités désignent les identités de personnes qui se sentent correspondre à un autre genre que celui qui leur est assigné à la naissance. Ce terme recouvre en général deux autres termes : transgenre et transsexuel (l’utilisation de ce dernier étant controversée, car il est apparu en 1953 en tant que terme pathologique). La seule chose qui les différencie est la présence d’une transition physique ou non (s’il y en a une, on parle de transsexualité). Afin de regrouper ces deux types de personnes, nous utilisons simplement les termes “trans” ou “transidentité”.

signe femme
Signe associé aux femmes
signe homme

Signe associé aux hommes
signe
Signe de la transidentité

Le travestissement

Le travestissement désigne l’acte de s’habiller volontairement de la manière dont s’habille le genre opposé selon les conventions de la société. La notion de genre n’entre pas forcément en compte (ex: quelqu’un qui se sent homme peut s’habiller avec des vêtements considérés féminins, et inversement). Il ne faut donc pas confondre transidentité et travestissement. Jusqu’aux années 70-80, les personnes trans étaient encore appellées à tort « travestis ».

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Membre du casting de Priscilla folle du désert, 2010, Flickr

Les « drags queen » (dont l’équivalent masculin est « drags king ») sont les personnes qui se travestissent en femme de manière très extravagante et en se basant sur des stéréotypes qu’ils exacerbent, dans le cadre d’un spectacle, d’une représentation artistique.

Vocabulaire trans

La dysphorie de genre se caractérise par un décalage entre l’identité de genre et du sexe physiologique chez un individu, entraînant un sentiment de mal-être par rapport à son sexe, un désir de se débarrasser des caractères sexuels primaires ou secondaires et une volonté d’accorder son sexe avec son genre. La dysphorie de genre peut donc être corporelle, mais également sociale (sentiment de détresse provoqué par le fait d’être appelé par le mauvais pronom, d’être mégenré).

On parle du “dead name” (en français “nom mort”) d’une personne trans pour désigner le prénom par lequel elle était appelée autrefois.